Le projet d’extension du Train express régional (TER) entre Diamniadio et l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) franchit une nouvelle étape importante. Les essais de montée en vitesse réalisés cette semaine sur ce tronçon se sont achevés avec succès, rapprochant davantage la mise en exploitation commerciale de cette infrastructure stratégique.
Portée par l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) et un consortium international, la deuxième phase du TER a permis au matériel roulant d’atteindre, pour la première fois, sa vitesse nominale de 160 km/h lors des tests effectués entre Diamniadio et l’AIBD, situé à Diass.
Cette performance marque l’aboutissement de plusieurs mois de contrôles techniques et de préparatifs. Les équipes du projet ont notamment procédé à des vérifications approfondies des systèmes de signalisation, de télécommunication et de sécurité ferroviaire avant d’engager les procédures de validation nécessaires.
Les essais ont suivi une progression graduelle. Le lundi 27 juillet, le train a effectué ses premières circulations à 30 km/h. Le lendemain, la vitesse a été portée à 60 km/h, avant d’atteindre successivement 90 km/h puis 120 km/h le mercredi 29 juillet. La vitesse maximale de 160 km/h a finalement été validée jeudi 30 juillet.
Selon les responsables techniques, aucun incident majeur n’a été enregistré durant ces différentes phases, confirmant la fiabilité des infrastructures, des équipements embarqués et des dispositifs de contrôle.
Pour Abdoul Aziz Samb, ingénieur en génie civil chargé du suivi des travaux d’infrastructure à l’APIX, cette étape représente l’aboutissement de plusieurs années de travail. « C’est un projet sur lequel nous travaillons depuis 10 ans », a-t-il déclaré depuis le Centre des opérations ferroviaires (COF), où les paramètres techniques du TER sont suivis en temps réel.
Il rappelle que la première phase, reliant Dakar à Diamniadio, avait été inaugurée en décembre 2021, avant le lancement de cette extension vers l’aéroport. « Aujourd’hui, nous voyons enfin le bout de ce chantier. C’est une immense fierté pour l’APIX, pour les ingénieurs et pour tous ceux qui ont contribué à cette réalisation », a-t-il souligné.
Le projet mobilise plusieurs acteurs publics et privés, sous la coordination du ministère des Transports terrestres et aériens ainsi que des départements en charge des Finances et de l’Économie. Son financement bénéficie également de l’appui de partenaires internationaux, notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), l’Agence française de développement (AFD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Après la réussite des essais dynamiques, le chantier entre désormais dans sa dernière phase : la marche à blanc. Cette étape consistera à faire circuler les trains sans passagers afin de tester les horaires, les procédures d’exploitation et de préparer les équipes avant le lancement officiel du service commercial.
Avec cette extension, le TER ambitionne de renforcer la connexion entre Dakar, Diamniadio et l’AIBD, en offrant une solution de transport moderne et rapide aux usagers.



