Il y a encore quelques mois, le stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio affichait une pelouse digne de sa réputation. Aujourd’hui, le constat est bien différent.
Lors des rencontres du tournoi UFOA, notamment celle des Lionceaux U17 du Sénégal, le terrain a montré un visage inquiétant. La pelouse apparaît sèche, jaunie et visiblement en manque d’entretien.
Une pelouse loin de ses standards
Inauguré il y a quatre ans, le stade Me Abdoulaye Wade avait été salué pour ses infrastructures modernes et la qualité de sa pelouse.
Mais six mois après la dernière sortie des Lions dans cette enceinte, le gazon de Diamniadio semble avoir perdu de son éclat.
Lors du dernier match du Sénégal face à la Gambie, en mars dernier, la pelouse affichait encore un tout autre visage. Les Lions s’étaient imposés 3-1.
Depuis, le terrain semble avoir considérablement changé.
La chaleur, mais pas seulement
Les fortes températures peuvent expliquer en partie cette dégradation.
En Afrique, les pelouses sont particulièrement exposées durant les périodes de chaleur. La hausse des températures accélère l’assèchement des sols. Le gazon nécessite alors un arrosage régulier et important.
Cependant, le problème du stade Abdoulaye Wade pourrait dépasser la seule question climatique.
La qualité de l’entretien et la gestion de l’infrastructure sont également au cœur des interrogations.
Des tensions autour de l’entretien
La gestion du stade relève de la Société de gestion des infrastructures publiques des pôles urbains de Diamniadio (SOGIP), en collaboration avec la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Cette relation entre les deux structures a déjà été marquée par des tensions financières.
Selon des informations rapportées par Seneweb, la FSF devait environ 100 millions de francs CFA à la SOGIP il y a deux mois. Une situation qui avait provoqué des remous entre les deux entités.
L’année dernière déjà, un différend similaire avait éclaté. La direction de la SOGIP avait, dans un premier temps, refusé d’accueillir le match entre le Sénégal et la Mauritanie en raison d’impayés de la Fédération. Un accord avait finalement été trouvé.
Qui est responsable ?
La dégradation actuelle de la pelouse soulève donc plusieurs questions.
Est-elle liée à un défaut d’arrosage ? À un problème d’entretien ? Ou aux difficultés financières qui opposent la SOGIP à la FSF ?
Pour tenter d’obtenir des explications, nous avons essayé de joindre Dame Mbodj, responsable de la SOGIP. Nos tentatives sont restées sans réponse.
Une chose est certaine : quelques mois seulement après avoir affiché une pelouse verdoyante, le stade Me Abdoulaye Wade présente aujourd’hui un visage qui interpelle.



