Les sanctions infligées par la Confédération Africaine de Football (CAF) au Sénégal passent mal. Très mal. Jugées excessives par une large partie de l’opinion sportive, elles soulèvent de sérieuses interrogations sur l’équité et la cohérence des décisions disciplinaires de l’instance africaine.
En réaction à des faits survenus dans un contexte de forte tension et d’enjeux majeurs, la CAF a choisi la voie de la sévérité maximale : suspensions, lourdes amendes et avertissements collectifs. Une réponse que beaucoup estiment disproportionnée, surtout lorsqu’on la compare au traitement réservé à d’autres situations similaires dans les compétitions africaines.
Pour les observateurs sénégalais, il ne s’agissait pas d’un acte de défiance grave, mais d’une protestation émotionnelle face à des décisions contestées. Punir avec autant de rigueur une équipe qui défend ses intérêts sur le terrain donne l’impression d’un deux poids, deux mesures, et fragilise la crédibilité de la CAF.
Au-delà du Sénégal, cette affaire pose une question essentielle : la CAF sanctionne-t-elle pour protéger le football africain ou pour imposer une autorité déconnectée des réalités du jeu ? Tant que ces décisions resteront perçues comme injustes, elles continueront d’alimenter la défiance plutôt que le respect.
Auteur: Marema Syll



