Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous le régime d’Abdoulaye Wade, est convoqué ce lundi 25 novembre par la Section de recherches de Colobane pour répondre à des accusations d’abus de biens sociaux. Arrêté vendredi dernier à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) à son retour d’un séjour à Dubaï, l’ex-ministre a été placé en garde à vue le même jour.
Les accusations portées contre lui proviennent de Moustapha Ndiaye, l’un de ses cinq associés dans le projet de la centrale électrique West African Energy (WAE). Selon les informations de L’Observateur, le montant en jeu s’élèverait à 2 milliards de francs CFA, et non pas 8 milliards comme initialement annoncé.
Face à ces accusations, Samuel Sarr ne compte pas rester inactif. Le Groupe futurs médias rapporte que l’ex-ministre envisage de porter plainte en retour. Sa première plainte viserait Moustapha Ndiaye, son accusateur, pour « usurpation de titre ». Samuel Sarr lui reproche en effet de continuer à se présenter comme Président du Conseil d’Administration (PCA) de WAE, alors que ce titre lui a été retiré le 3 février dernier. À cette date, la fonction avait été attribuée à Papa Demba Bitèye, directeur général de la Senelec, puis à Papa Toby Gaye, l’actuel PCA.
Samuel Sarr a également l’intention de saisir la justice pour « faux et usage de faux en écriture privée » ainsi que pour « association de malfaiteurs ». Ces accusations concernent plusieurs personnes, dont le commissaire aux comptes Makha Sy, le patron de Senico Abdoulaye Dia, et Tahirou Mbaye du cabinet Mazar.



