Dakar, 12 juillet 2026 – Invité de l’émission Grand Jury ce dimanche 12 juillet 2026, le ministre de l’Industrie et du Commerce, par ailleurs Vice coordonnateur de la Coalition Diomaye Président, Serigne Gueye Diop, s’est exprimé sur la décision du Conseil constitutionnel concernant la proposition de révision de la Constitution. Il a également précisé la démarche que le gouvernement compte adopter pour poursuivre les réformes institutionnelles annoncées par le président Bassirou Diomaye Faye.
Selon le ministre, le rejet de la proposition de loi met définitivement un terme à cette initiative parlementaire.
« D’abord, c’est un projet qui est derrière nous. Aujourd’hui, le Conseil constitutionnel a décidé que ce projet porté par l’Assemblée nationale est rejeté. Il est terminé et on n’en parle plus », a déclaré Serigne Gueye Diop.
Le ministre a rappelé que les réformes constitutionnelles avaient été élaborées à la suite du Dialogue national de Diamniadio, à l’initiative du chef de l’État, dans le cadre de son programme de modernisation des institutions.
Serigne Gueye Diop a annoncé que le président de la République conduira désormais personnellement le processus de réforme constitutionnelle.
« Maintenant, le président va reprendre toutes ces réformes », a-t-il affirmé.
Ces réformes, selon lui, visent à moderniser la Constitution et à concrétiser plusieurs engagements pris par le chef de l’État depuis son accession au pouvoir.
« Il n’y aura plus de référendum »
Interrogé sur l’éventualité d’un référendum, le ministre a été catégorique.
« Il n’y aura plus de référendum. C’est clair et net. »
Il a rappelé que l’organisation d’un référendum relève exclusivement des prérogatives du président de la République, avant de préciser que cette option n’est désormais plus envisagée.
« Le référendum est derrière nous, on ne va pas le tenir », a-t-il insisté.
Les textes suivront désormais la procédure normale
Concernant la suite du processus, Serigne Gueye Diop a indiqué que les réformes prendront désormais la forme d’avant-projets de loi, qui suivront leur parcours institutionnel classique.
Il a toutefois rappelé que l’Assemblée nationale est actuellement en vacances parlementaires pour une période de trois mois, ce qui reporte l’examen des futurs textes à la reprise des travaux parlementaires.


