Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé de soumettre au référendum le texte de révision constitutionnelle qui sera adopté par l’Assemblée nationale. L’annonce a été faite ce lundi 29 juin 2026 par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Moussa Sarr, lors de l’examen de la proposition de loi n°17/2026.
Selon le ministre, le chef de l’État a informé le président de l’Assemblée nationale de son choix, conformément à l’article 103 de la Constitution. Les Sénégalais seront donc appelés à se prononcer sur la réforme après son adoption par les députés. Aucune date n’a encore été fixée pour le scrutin.
Bassirou Diomaye Faye a également transmis quatre amendements au texte. Deux concernent le fond de la réforme, notamment les articles 38 et 42 de la Constitution.
Sur l’article 38, le président de la République souhaite maintenir la possibilité pour le chef de l’État de diriger un parti politique ou une coalition, contrairement à la proposition qui prévoit une interdiction.
Concernant l’article 42, il défend le maintien de la prérogative présidentielle dans la définition de la politique nationale, estimant que le président reste la principale autorité issue du suffrage universel direct.
Le gouvernement a par ailleurs contesté certaines dispositions de la réforme, notamment celles relatives à la création d’un nouvel organe de gestion des élections, évoquant des risques de charges publiques supplémentaires.
Avec cette décision, le débat sur la révision constitutionnelle dépasse désormais l’Assemblée nationale et se dirigera vers les électeurs sénégalais, qui auront le dernier mot sur l’avenir du texte.



