Le projet de restructuration lié au Fonds monétaire international (FMI) suscite de nombreuses inquiétudes au Sénégal, notamment sur ses conséquences sociales. Face aux craintes exprimées par une partie de l’opinion, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, appelle les autorités à conduire les réformes dans la transparence et avec une forte implication des citoyens.
Pour le défenseur des droits humains, la priorité doit rester la protection du pouvoir d’achat des populations les plus fragiles. Il estime que le programme d’ajustement ne doit pas aggraver les difficultés économiques des ménages vulnérables ni fragiliser davantage les classes moyennes.
Alioune Tine plaide ainsi pour une réduction significative du train de vie de l’État. Selon lui, les efforts budgétaires ne doivent pas reposer principalement sur les citoyens. « Le Gouvernement du Sénégal doit donc envisager de réduire de façon significative le train de vie de l’État », souligne-t-il, appelant à un partage plus équitable des sacrifices.
Au-delà des mesures économiques, le président d’Afrikajom Center insiste sur la nécessité de renouer avec les principes de bonne gouvernance. Il invite notamment l’Exécutif à communiquer avec les citoyens sur les différents aspects de l’accord conclu avec le FMI afin de favoriser leur compréhension et leur adhésion aux réformes.
Alioune Tine rappelle également les engagements pris par le président Bassirou Diomaye Faye en matière de transparence dans la gestion publique. Il estime que le chef de l’État doit maintenir cette orientation et faire de la transparence un principe central dans la conduite des réformes.
Malgré les inquiétudes suscitées par la restructuration financière, le défenseur des droits humains considère qu’elle demeure incontournable au regard de la situation économique du pays. Il appelle toutefois à la gérer collectivement, dans la transparence et avec une répartition équitable des sacrifices comme des opportunités.
Pour Alioune Tine, l’enjeu est donc de mener les réformes nécessaires sans que leur coût ne pèse disproportionnellement sur les populations les plus vulnérables.



