La révision constitutionnelle en cours continue de susciter de nombreuses réactions au Sénégal. Parmi les propositions les plus commentées figure l’interdiction faite au président de la République de diriger un parti politique ou une coalition. Présentée par ses partisans comme un moyen de renforcer la neutralité et l’impartialité de la fonction présidentielle, cette mesure divise néanmoins la classe politique et l’opinion publique.
Selon les récentes déclarations de Cheikh Bara Ndiaye, le président Bassirou Diomaye Faye serait désormais opposé à cette disposition. Une prise de position qui ravive les débats autour de la séparation entre les responsabilités institutionnelles du chef de l’État et ses engagements politiques, dans un contexte où les réformes institutionnelles occupent une place importante dans l’agenda national.
Cheikh Bara Ndiaye a également rappelé que Bassirou Diomaye Faye s’était prononcé en faveur de la déclaration de patrimoine du président de la République, aussi bien à l’entrée en fonction qu’à la fin du mandat. Cette mesure avait alors été présentée comme un instrument de transparence, de bonne gouvernance et de redevabilité dans la gestion des affaires publiques.
Alors que les discussions autour de la réforme constitutionnelle se poursuivent, ces différentes questions continuent d’alimenter le débat public sur l’avenir des institutions et le renforcement des mécanismes de gouvernance au Sénégal.


