Le gouvernement sénégalais entend moderniser et rendre plus efficace le système de reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur. Réuni à Mbour dans le cadre d’un atelier d’évaluation consacré à la Commission de classement et d’équivalence des diplômes, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Olivier Boucal, a annoncé plusieurs réformes majeures, notamment la digitalisation des procédures.
Cette rencontre, tenue dimanche, avait pour objectif de faire le bilan des activités de cette commission créée en 2015 et d’examiner les améliorations à apporter à son fonctionnement. À cette occasion, le ministre a souligné l’importance de réévaluer régulièrement les mécanismes en place afin de vérifier leur efficacité et leur adéquation avec les réalités actuelles de l’enseignement supérieur.
« Il est nécessaire de marquer des pauses pour analyser si les objectifs assignés à la commission ont réellement été atteints », a indiqué Olivier Boucal. Selon lui, cette démarche doit permettre d’identifier les insuffisances du système tout en renforçant la crédibilité des diplômes et des parcours professionnels au Sénégal.
Le ministre a notamment pointé plusieurs difficultés auxquelles la commission est confrontée, parmi lesquelles la multiplication des offres de formation et l’essor des établissements privés d’enseignement supérieur. Une situation qui complique davantage le processus d’harmonisation et de reconnaissance des diplômes.
À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées pour améliorer le dispositif. Olivier Boucal a annoncé la mise en place prochaine d’une nouvelle commission chargée d’étudier les propositions issues de l’atelier et de définir un calendrier pour leur application.
Parmi les réformes phares envisagées figure la numérisation des procédures de classement et d’équivalence des diplômes. Cette innovation devrait permettre d’accélérer le traitement des dossiers, de renforcer la transparence et d’améliorer l’efficacité administrative.
À travers cette initiative, les autorités souhaitent adapter le système de reconnaissance académique aux évolutions du paysage universitaire sénégalais et répondre plus efficacement aux nouveaux défis de l’enseignement supérieur.



