Un nouveau test de diagnostic de la carence en glucose-6-phosphate déshydrogénase (G6PD), désormais préqualifié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), permet une administration plus sûre des traitements pour prévenir les rechutes du paludisme à Plasmodium vivax (P. vivax). Cette annonce a été faite par l’OMS à la fin du mois de décembre, marquant une étape importante pour améliorer l’efficacité et la sécurité des traitements du paludisme à P. vivax. L’OMS a également réaffirmé son engagement à garantir un accès équitable aux outils médicaux essentiels à l’échelle mondiale.
Le paludisme à P. vivax est endémique dans toutes les régions de l’OMS, à l’exception de la région européenne. Il a causé environ 9,2 millions de cas cliniques en 2023 et demeure l’espèce dominante dans de nombreux pays, à l’exception de l’Afrique subsaharienne.
La carence en G6PD, une maladie génétique qui touche plus de 500 millions de personnes dans le monde, peut entraîner une réaction grave, notamment une hémolyse aiguë (destruction des globules rouges), lorsqu’un patient reçoit certains médicaments destinés à prévenir les rechutes du paludisme à P. vivax. Sans un test fiable et accessible pour détecter cette carence, l’utilisation de traitements préventifs était risquée, limitant leur déploiement à grande échelle.
Rappelons que le paludisme continue de faire de nombreuses victimes, avec environ 500 000 décès chaque année, principalement des enfants.



