Depuis l’arrivée au pouvoir du tandem formé par Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko en 2024, la question d’une éventuelle rupture entre les deux hommes revient régulièrement dans le débat politique sénégalais. Longtemps présentés comme indissociables — au point que leur slogan de campagne affirmait que « Diomaye est Sonko et Sonko est Diomaye » — les deux dirigeants semblent aujourd’hui traverser une période de tensions.
Un duo né dans l’opposition
L’histoire politique des deux hommes est étroitement liée. Figure centrale du parti PASTEF, Ousmane Sonko a longtemps été le leader de l’opposition au régime de Macky Sall. Empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2024 à cause de ses démêlés judiciaires, il a soutenu la candidature de Bassirou Diomaye Faye, son proche collaborateur et ancien secrétaire général du parti.
La victoire de Faye à cette élection a marqué une rupture historique dans la vie politique sénégalaise, et Sonko a ensuite été nommé Premier ministre du nouveau gouvernement.
Des divergences qui apparaissent au pouvoir
Cependant, l’exercice du pouvoir semble avoir révélé des différences entre les deux hommes. Plusieurs observateurs évoquent des visions différentes sur la gestion du pouvoir, les alliances politiques et la stratégie économique du pays. Des tensions sont également apparues autour de la direction de la coalition au pouvoir et de certaines nominations politiques.
Ces divergences ont alimenté les spéculations sur une rivalité interne au sommet de l’État. Certains analystes parlent même d’une lutte d’influence entre le président et le Premier ministre.
Sonko hausse le ton
Au début de l’année 2026, Ousmane Sonko a publiquement montré ce que les sénégalais ne savaient de Diomaye Faye ,d’après les actes qu’il a posé en favorisant sa collation .Et la preuve Diomaye a manqué tous les rassemblement de Pastef.
Selon Ousmane Sonko, la collaboration reste possible tant que le chef de l’État reste aligné avec la vision du parti et du projet politique porté pendant la campagne.
Trahison ou simple rivalité politique ?
Pour l’instant, parler de « trahison » reste excessif pour de nombreux analystes. Les deux dirigeants appartiennent toujours au même camp politique et gouvernent ensemble. Néanmoins, les tensions montrent que le tandem, construit dans l’opposition, est désormais confronté aux réalités et aux équilibres complexes du pouvoir.
La question centrale n’est peut-être donc pas celle d’une trahison, mais plutôt celle de l’évolution d’une alliance politique face aux responsabilités de l’État.



