L’affaire du marché public portant sur l’électrification de 1500 villages à travers le Sénégal, piloté par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), continue de faire des vagues. Un nouvel élément est venu relancer le débat concernant le financement de ce projet. L’Agence espagnole de crédit à l’exportation (CESCE) a récemment adressé une réponse officielle à l’ASER, affirmant ne pas avoir été impliquée dans l’annulation présumée du financement par la banque espagnole Santander.
Dans cette correspondance, Batriz Reguero Naredo, une responsable de la CESCE, a déclaré : « Nous réaffirmons ce qui a été dit lors de la réunion du 18 septembre. Nous n’avons pas reçu copie de la lettre envoyée par la banque Santander en date du 30 septembre stipulant l’annulation du financement ». Cette déclaration fait suite à une demande d’éclaircissement formulée par le directeur général intérimaire de l’ASER, le titulaire étant en déplacement à l’étranger.
L’ASER a sollicité la CESCE après la décision de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARCOP) de suspendre temporairement le marché, en attente d’un examen approfondi par la Commission de règlement des différends (CRD). Cette suspension fait suite à une plainte d’AEE Power Sénégal, une société qui s’estime lésée dans l’exécution du contrat d’électrification.
Le point de friction réside dans une décision attribuée à la banque Santander, qui aurait annulé le financement de ce projet en lien avec la CESCE. L’ASER, dans son courrier, cherchait à clarifier si cette décision avait effectivement été prise par la CESCE, et si oui, quelles en seraient les raisons. L’agence espagnole, dans sa réponse, a été claire : « La CESCE n’a pas pris la décision de suspendre le financement lié au marché ». Elle a également confirmé qu’elle allait contacter directement la banque Santander pour obtenir plus d’informations, soulignant que cette dernière n’était pas destinataire de la correspondance du directeur intérimaire de l’ASER.
Cette réponse laisse entendre que l’affaire est loin d’être résolue. Le litige autour de l’exécution du projet et du financement se poursuit, avec de nouvelles clarifications attendues du côté de la banque Santander. L’avenir du marché pour l’électrification des 1500 villages sénégalais demeure incertain, et les parties prenantes devront encore patienter avant de connaître le dénouement de cette situation complexe.



