L’attente prolongée du nouveau gouvernement
Dix jours après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko et de l’ensemble de son équipe, remplacé par Al Aminou Lô, le Sénégal demeure dans l’attente de la composition du nouvel exécutif. Ce vide gouvernemental prolongé suscite de nombreuses interrogations et alimente les rumeurs sur d’intenses tractations en coulisses.
Le calendrier de la Présidence
Du côté du Palais présidentiel, la stratégie est toutefois bien définie. Le journal L’Observateur, qui a analysé la situation dans son édition du jour, apporte des précisions majeures :
« Selon des sources proches de la Présidence, la publication du nouveau gouvernement n’interviendrait qu’après l’achèvement de la dernière séquence des consultations nationales engagées par le chef de l’État dans le cadre du dialogue ouvert avec les anciennes autorités, les forces politiques et les différentes composantes de la société »
Le quotidien du Groupe Futurs Médias indique que ce lundi marque un tournant décisif :
« le Président [Diomaye Faye] reçoit les représentants de la société civile, ultime étape d’un ballet institutionnel présenté comme indispensable à la stabilisation du climat politique avant toute recomposition gouvernementale »
Un casse-tête stratégique
Dans ce climat d’incertitude, le pouvoir exécutif doit résoudre ce que le journal qualifie d’ « équation politique d’une rare densité ».
L’arbitrage final s’annonce particulièrement complexe, car :
« entre fidélités partisanes, équilibres institutionnels et exigences de gouvernance, la formation du nouveau gouvernement apparaît comme un exercice d’orfèvrerie politique où chaque nomination devient un signal, chaque omission une prise de position implicite »



