Le gouvernement nigérien affirme que son territoire a été visé par une frappe aérienne menée au moyen d’un drone depuis le Tchad, avec le soutien présumé de la France. L’attaque, qui aurait fait deux morts parmi les civils, se serait produite samedi vers 00h00 GMT dans la zone d’Emi Lulu, dans la région d’Agadez, près de la frontière algérienne.
Selon les autorités de Niamey, plusieurs personnes ont également été blessées et des véhicules endommagés lors de cette opération. Le gouvernement nigérien tient N’Djamena pour responsable de cette attaque présumée et de ses conséquences.
Niamey dénonce une posture hostile de N’Djamena
Dans ses déclarations, le gouvernement nigérien accuse le Tchad d’adopter depuis plusieurs mois une attitude hostile à son égard. Les autorités de Niamey lui reprochent également de servir de base arrière à des groupes qui s’en prendraient aux populations ainsi qu’aux infrastructures stratégiques et énergétiques du Niger.
Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions entre les deux pays voisins. Toutefois, les circonstances précises de la frappe alléguée, tout comme les responsabilités évoquées par les autorités nigériennes, restent à établir de manière indépendante.
À ce stade, les informations rapportées reposent sur les déclarations du gouvernement nigérien. Aucun élément indépendant permettant de confirmer l’implication du Tchad ou le soutien présumé de la France n’est fourni dans les informations disponibles.
L’évolution de cette affaire pourrait peser sur les relations entre Niamey et N’Djamena, alors que les accusations portent sur une atteinte directe au territoire nigérien et font état de victimes civiles.



