Les négociations visant à instaurer un cessez-le-feu au Soudan débuteront ce mercredi 14 août 2024 à Genève. Malgré l’absence probable des représentants du gouvernement soudanais, les États-Unis ont décidé de lancer ces discussions depuis la Suisse. Cette décision fait suite à des réserves exprimées par le gouvernement soudanais, qui a critiqué l’approche américaine.
Le gouvernement soudanais a annoncé le 11 août la fin des consultations menées à Djeddah, sans parvenir à un accord sur la participation de sa délégation aux négociations genevoises. À moins d’un retournement de situation, l’armée soudanaise ne sera pas représentée lors de ces pourparlers.
Lors d’une conférence de presse à Genève lundi, Tom Perriello, envoyé spécial des États-Unis pour le Soudan, a rapporté des « échanges approfondis » avec l’armée soudanaise. Cependant, aucune confirmation de leur présence à Genève n’a été obtenue. Perriello a également précisé que ce cycle de négociations, qui se poursuit après les discussions de Djeddah, pourrait s’étendre sur une période allant jusqu’à 10 jours. Par mesure de sécurité, il n’a pas divulgué le lieu exact des pourparlers.
« Nous irons de l’avant », a affirmé l’envoyé américain, en soulignant que, même en l’absence de médiation formelle, les discussions se poursuivront. Il a ajouté que l’accent serait mis sur les aspects internationaux et techniques du conflit. Fin juillet, Washington avait invité les deux parties en conflit au Soudan à participer à ce nouveau cycle de négociations, dans le but de mettre fin à la guerre dévastatrice qui frappe le pays depuis le 15 avril 2023.
Les Forces de Soutien Rapide (FSR) ont réaffirmé leur engagement « inconditionnel » à ces discussions, qui se tiendront en présence de l’Union africaine et de plusieurs pays de la région, dont l’Égypte et les Émirats Arabes Unis.



