Nommé Premier ministre le 25 mai dernier, Ahmadou Al Aminou Lô doit présenter ce mardi 8 septembre sa Déclaration de politique générale (DPG). Mais à l’approche de cet exercice, une menace plane sur son gouvernement : celle d’une motion de censure.
Pastef peut-il faire tomber le gouvernement ?
Avec 130 députés sur les 165 que compte l’Assemblée nationale, Pastef dispose d’une large majorité. Sur le papier, une motion de censure pourrait donc facilement aboutir.
Selon Wal fadjri, certains militants du parti considèrent cette initiative comme un acte de souveraineté. Ils veulent notamment protester contre la hausse des prix et les coupures d’électricité.
Cependant, la démarche suscite des interrogations jusque dans les rangs de la majorité.
Un vote aux conséquences incertaines
Pour le quotidien, la chute du gouvernement ne changerait pas forcément la situation politique. Un responsable du parti, cité sous couvert d’anonymat, s’interroge ainsi sur l’intérêt d’une telle initiative.
Le principal risque serait ailleurs. En cas de renversement du gouvernement, le président de la République pourrait reconduire Ahmadou Al Aminou Lô à son poste.
Cette possibilité pourrait ensuite ouvrir la voie à une recomposition de l’équipe gouvernementale.
Le scénario d’une dissolution
La chute du gouvernement pourrait également donner au chef de l’État un argument politique pour envisager la dissolution de l’Assemblée nationale.
Une telle décision provoquerait alors une nouvelle séquence politique. Elle pourrait modifier les rapports de force au sein de la majorité.
Ainsi, derrière la menace d’une motion de censure se joue un véritable calcul politique. Pour Pastef, faire tomber son propre gouvernement pourrait donc se transformer en pari aux conséquences difficiles à maîtriser.



