Le tribunal d’instance de Mbour a examiné une affaire pour le moins inhabituelle, opposant un ressortissant français à son ex-fiancée et au père de celle-ci.
Selon les éléments présentés à l’audience, F. Monteil avait rencontré sa future épouse en septembre 2024 sur la Petite-Côte. Le couple envisageait de se marier après la conversion du Français à l’islam, une condition posée par le père de la jeune femme.
Dans le cadre de cette relation, F. Monteil affirme avoir engagé d’importantes dépenses. Il aurait notamment financé la construction de la maison d’O. Kandji, pris en charge la scolarité de sa future épouse et versé une dot de 4 millions de francs CFA. Il aurait également remis 900 000 francs CFA pour l’organisation d’un « enterrement de vie de jeune fille ».
Mais à trois jours de la cérémonie, prévue le 25 décembre 2025 à Saly Portudal, la future mariée aurait annoncé à son fiancé qu’elle ne souhaitait finalement plus l’épouser. Elle lui aurait également indiqué être toujours amoureuse de son ancien compagnon.
Après cette rupture, F. Monteil est retourné en France pour des soins, avant de revenir au Sénégal pour déposer plainte contre son ex-fiancée et le père de celle-ci. Il réclame 10 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, les accusant d’escroquerie au mariage.
À la barre, O. Kandji a reconnu avoir bénéficié de l’aide financière du Français, tout en rejetant toute implication dans une quelconque escroquerie. Il a par ailleurs décrit sa fille comme « matérialiste et opportuniste ».
Le procureur a requis l’application de la loi. Le tribunal rendra sa décision le 12 novembre 2026.



