Mamina Daffé, ancien coordonnateur national du Programme des Domaines agricoles Communautaires (Prodac), et Ibrahima Cissé, directeur de la société Tida, ont passé leur première nuit en prison après leur incarcération. Les deux hommes ont été placés sous mandat de dépôt à l’issue de leur inculpation dans le cadre d’une enquête ouverte par le Pool judiciaire financier.
Les charges retenues contre les deux inculpés
Ibrahima Cissé est poursuivi pour plusieurs infractions graves, notamment l’escroquerie sur les deniers publics, le faux et l’usage de faux en écritures privées de banque, ainsi que le blanchiment de capitaux. Quant à Mamina Daffé, il est inculpé pour complicité d’escroquerie sur les deniers publics et blanchiment de capitaux. Selon les informations rapportées par la presse, le préjudice financier dans cette affaire est estimé à plus de 680 millions de francs CFA.
Une information judiciaire en cours
Les deux hommes ont été mis en examen après avoir bénéficié de deux retours de parquet. L’affaire est désormais entre les mains du Pool judiciaire financier, qui poursuit son investigation pour faire toute la lumière sur cette affaire d’ampleur. Les accusations qui pèsent sur eux sont liées à des détournements de fonds publics et à des manœuvres financières frauduleuses, une affaire qui suscite une vive attention dans le pays.
Cette incarcération marque une étape importante dans cette enquête sur des faits de grande envergure, avec des implications financières considérables. Les suites judiciaires de cette affaire restent à suivre de près, avec des interrogations sur d’éventuelles responsabilités au sein du système administratif et financier.



