La ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Fatou Diouf, a apporté ce vendredi des précisions devant les députés concernant la délivrance de quatre licences de pêche, dans un contexte marqué par les débats autour de la gestion des ressources halieutiques.
Intervenant lors de la séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, elle a tenu à préciser que ces licences ne concernent pas les sardinelles, une ressource particulièrement sensible pour la pêche artisanale et la consommation locale. « Les quatre licences délivrées ne portent pas sur les sardinelles », a-t-elle assuré.
La ministre a rappelé que le Code de la pêche confère au ministère la compétence en matière d’attribution des licences. Elle a également défendu sa gestion du dossier en établissant une comparaison avec les pratiques observées sous la précédente administration.
Selon Fatou Diouf, son prédécesseur avait accordé 51 licences en cinq ans, tandis qu’elle affirme n’avoir signé que deux licences liées à la pêche au thon depuis son arrivée à la tête du département.
Elle a par ailleurs révélé que certains opérateurs avaient déjà versé des redevances depuis 2020 et continuent de réclamer des autorisations de pêche. La ministre a toutefois indiqué avoir rejeté plusieurs demandes de renouvellement ou d’attribution de licences.
Fatou Diouf a également mis en avant l’importance stratégique du secteur halieutique pour l’économie nationale, rappelant qu’environ 80 % de la production est destinée à l’exportation.
Enfin, elle a plaidé pour une réforme du cadre juridique régissant le secteur afin de mieux encadrer les activités de pêche et préserver les intérêts nationaux. Selon elle, ces ajustements seront intégrés dans la future révision du Code de la pêche.


