Le pool d’avocats de Lat Diop a pris une initiative marquante en vue de sa libération. Les conseils de l’ancien directeur général de la Lonase ont déposé, le 30 octobre, une requête auprès de la Chambre d’accusation financière, demandant l’annulation de la procédure pour violation des délais de garde à vue. L’équipe de défense est composée de Mes El Hadj Moustapha Diouf, Abdou Dialy Kane, Cheikh Ahmadou Ndiaye, Pape Sène et Alioune Badara Fall.
Lat Diop fait face à des accusations graves, notamment de détournement de deniers publics, d’extorsion de fonds et de blanchiment de capitaux, conformément aux articles 152 du Code pénal et 7 de la loi 2018-03 sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Les arguments de la défense
Les avocats ont fait valoir que, lors de son audition à la Division des investigations criminelles, Lat Diop a agi de bonne foi en fournissant un récit précis des événements. Il a nié les accusations portées contre lui tant lors de son inculpation que durant la procédure.
Pour appuyer leur demande d’annulation, la défense a souligné que leur client avait été placé en garde à vue le 21 septembre 2024 à 20h10. Le délai légal de 48 heures expirait donc le 23 septembre à la même heure. Bien qu’une prolongation ait été demandée et accordée par le procureur de la République financier, ce délai a pris fin le 25 septembre à 20h10. Lat Diop n’a été présenté devant la justice que le 26 septembre à 13h, soit plus de 17 heures après l’expiration de la période légale.
La défense a également cité l’article 69 du Code de procédure pénale, qui stipule que, passé un nouveau délai de 96 heures, les personnes retenues doivent être immédiatement présentées au procureur de la République. Cette violation des procédures pourrait jouer un rôle clé dans la suite de l’affaire.



