Lors d’un point de presse de Pastef, El Malick Ndiaye a dénoncé le recours à un emprunt de 120 milliards de FCFA auprès de la Banque mondiale, inscrit dans la Loi de finances rectificative (LFR) pour financer notamment les subventions à l’énergie et les bourses familiales.
L’ancien président de l’Assemblée nationale s’interroge sur le poids de cette dette pour les générations futures, alors que les fonds empruntés doivent être consommés avant la fin de 2026.
« Qui va payer cette dette de 120 milliards F CFA ? », a-t-il lancé, estimant que les Sénégalais en supporteront la charge pendant plusieurs décennies, alors que les ressources auront déjà été dépensées.
El Malick Ndiaye critique également la hausse annoncée des bourses sociales, de 35 à 70 milliards de FCFA en 2026, puis 140 milliards en 2027, qu’il considère comme une opération de communication plutôt qu’une véritable politique sociale.
Le député de Pastef craint enfin que cet endettement réduise les marges de manœuvre du gouvernement pour faire baisser les prix en 2027. Il estime que les ménages pourraient ainsi supporter durablement le coût de dépenses engagées à court terme.



