Ouest Foire, l’un des principaux quartiers de la capital sénégalaise, est le théâtre d’un véritable casse-tête quotidien : Les embouteillages. A mesure que la ville se développe, la circulation est de plus en plus chargée, entrainant des conséquences sur le transport public, notamment les bus, souvent surchargés.
Il est 18 heure, comme chaque matin et chaque soir, la route de Ouest Foire est bondée de voitures, de motos et de bus. Les klaxons résonnent, tandis que des piétons tentent de se faufiler entre les voitures. Pour les habitants, cette situation devient rapidement une source de frustration. « je mets parfois plus d’une heure pour parcourir un trajet qui devrait prendre vingt minutes », témoigne Ibrahim Diouf, un étudiant. « C’est épuisant et cela impacte mes études. »
Dans les bus, la surcharge est devenue un défit. Les usagers se plaignent du manque d’espace et de confort. « je suis souvent debout, accroché à une barre, en essayant de ne pas perdre l’équilibre, » raconte Michel, un tailleur. « Nous sommes nombreux, mais les bus ne sont pas adaptés à notre réalité. »
Les chauffeurs de bus, eux aussi, vivent des moments difficiles. « la pression est énorme » explique un conducteur du bus TATA, qui préfère de garder l’anonymat. « Pour rentabiliser, nous devons prendre un maximum de passagers, même si cela signifie être surchargé ».
Dans ce contexte complexe, les voix des usagers et des conducteurs se rejoignent : le besoin urgent d’un système de transport plus efficace se fait ressentir. Ouest Foire, comme tant d’autres quartiers de Dakar, attend des changements qui pourraient transformer son quotidien.
Souleymane Kone/Le Monde221



