À l’approche des élections législatives anticipées prévues pour le 17 novembre, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) ambitionne de créer une majorité parlementaire issue de l’opposition. Selon la CDS, cette stratégie vise à imposer une cohabitation au sein de l’Assemblée nationale et à contrebalancer le pouvoir en place, qu’elle critique vivement.
La CDS pointe du doigt la situation économique difficile, soulignée par le FMI, et les lacunes du régime actuel, installé depuis six mois. Pour le mouvement, l’heure est à l’action pour empêcher une concentration excessive du pouvoir dans les mains d’un seul parti. La Confédération appelle ainsi à un large rassemblement des forces de gauche, en lien avec les conclusions des Assises de la Gauche plurielle, tout en sollicitant un grand front républicain pour faire face à la majorité actuelle.
Critiques contre le président Bassirou Diomaye Faye
La CDS a également réagi au discours à la Nation du président Bassirou Diomaye Faye, qui a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale. Le mouvement déplore que, malgré les tragédies récentes, notamment un accident de la route et un naufrage meurtrier, le président n’ait pas présenté ses condoléances à la population.
Pour la CDS, ce discours marque un revirement de la part du chef de l’État, qui, quelques jours plus tôt, avait signé un décret convoquant les députés pour l’audition de la Déclaration de politique générale du Premier ministre. La Confédération estime que cette prise de parole publique n’est qu’un nouvel exemple d’une parole présidentielle dévalorisée, qu’elle associe à une gestion confuse des affaires de l’État.
La CDS s’engage donc à mobiliser les électeurs et à former une force politique solide pour renverser l’actuelle majorité lors des élections législatives à venir.



