Le gouvernement tchadien a annoncé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que l’institution présente une efficacité « limitée » et fonctionne selon une approche « à géométrie variable », notamment en raison de la forte concentration de ses enquêtes sur le continent africain.
Dans un communiqué, les autorités de N’Djamena soulignent que, sur les treize enquêtes ouvertes par la CPI depuis 2002, neuf concernent des États africains. Elles dénoncent également un manque de résultats dans les dossiers ouverts hors d’Afrique.
Cette décision intervient quelques jours après un échange téléphonique entre le ministre tchadien des Affaires étrangères et un haut responsable américain, au cours duquel Washington aurait invité le Tchad à réexaminer son adhésion au Statut de Rome.
Le retrait est annoncé dans un contexte marqué par des accusations récurrentes visant le Tchad concernant son implication présumée dans le conflit au Soudan et des critiques d’organisations de défense des droits humains sur la situation des libertés dans le pays.



