Le nombre d’étudiants issus des écoles francophones choisissant des universités anglophones en Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal, ne cesse d’augmenter. Cette tendance a incité de nombreuses institutions d’enseignement supérieur, tant publiques que privées, à introduire des programmes de Masters en Administration des Affaires (MBA) et des Bachelors. Ce phénomène a, sans doute, attiré l’attention des autorités sénégalaises, qui ont ainsi lancé l’enseignement de l’anglais dès le préscolaire et à l’élémentaire. Une initiative largement saluée par les acteurs du secteur de l’enseignement supérieur, qui ont commencé à « importer » des programmes universitaires en provenance des États-Unis et de Grande-Bretagne.
« Ce programme est une avancée importante dans la préparation de nos étudiants aux études supérieures. Le monde est devenu global, et l’anglais est la langue internationale. Il est essentiel de former nos jeunes à la maîtrise de cette langue et à leur permettre d’être à l’aise avec elle », a déclaré Fatou Kassé, directrice générale de Dunis University, une institution d’enseignement supérieur privée située à Dakar.
Lors du lancement du programme Bachelor of Business Administration (BBA) in International Business and Economics et du Master in International Management, Mme Kassé a souligné que sa décision était motivée par les exigences du marché du travail. « Il est précieux de maîtriser plusieurs langues, même dans un pays francophone. Les grandes écoles françaises, même au niveau des spécialisations, développent des programmes de type Bachelor. Le marché du travail exige de plus en plus des professionnels qu’ils possèdent des compétences linguistiques pour répondre à une demande de plus en plus internationale », a-t-elle expliqué.
Pour elle, un professionnel formé avec des programmes en anglais peut aujourd’hui interagir facilement avec ses homologues partout dans le monde, que ce soit en Chine, aux États-Unis ou à Singapour. « Je pense qu’il est fondamental de parler anglais », a-t-elle conclu.



