La Fédération sénégalaise de football (FSF) a récemment éclairci les circonstances entourant la décision de ne pas prolonger le contrat d’Aliou Cissé en tant que sélectionneur national. Selon Augustin Senghor, président de la FSF, une prolongation d’un an avait été convenue avec le ministère des Sports, ce qui avait permis à Cissé de diriger les Lions en septembre et de préparer les convocations pour octobre.
Cependant, entre ces deux événements, le ministère a opéré un retournement complet, informant la FSF dans un courrier qu’il ne souhaitait plus de l’ancien capitaine des Lions à la tête de l’équipe. Dans un entretien accordé à Afrik Foot, repris par Record, Senghor a admis avoir été pris de court par cette décision inattendue, se retrouvant face à un dilemme : respecter l’autorité ou s’opposer à elle.
« J’ai éprouvé un moment de flottement en prenant connaissance du revirement », a-t-il confié. La solution est finalement venue d’Aliou Cissé lui-même. Senghor a rapidement contacté le coach pour lui faire part de la situation, et ce dernier a réagi avec maturité. « Aliou m’a dit qu’il ne voulait pas être un facteur de division », raconte Senghor, soulignant l’attachement profond de Cissé à son pays et à la sélection.
Cette attitude de Cissé a donné à Senghor la force d’accepter la décision ministérielle. « Son recul et son discours plein de sens m’ont encouragé à avancer », a-t-il conclu, mettant en avant la volonté de l’ancien entraîneur de préserver l’harmonie au sein de l’équipe nationale.



