En Gambie, les récents propos du président Adama Barrow ont suscité une vive polémique. Fin juillet, lors de l’inauguration d’un bureau régional du NPP, un parti soutenant le gouvernement, Barrow a déclaré qu’il resterait en fonction tant que son principal opposant, Ousainu Darboe, serait en vie. Il a ajouté qu’il ne quitterait la présidence qu’après avoir appris la mort de Darboe et assisté à son enterrement.
Ces commentaires ont provoqué une réaction intense. La famille de Ousainu Darboe, leader du Parti démocratique uni (UDP), a récemment adressé une lettre au ministre de l’Intérieur et à la Commission nationale des droits de l’homme, exprimant leur profonde préoccupation face aux déclarations du président. La lettre, signée par Numukunda Darboe, souligne que ces propos ont suscité une forte condamnation tant au niveau national qu’international.
La famille affirme être « extrêmement alarmée et perturbée » par les déclarations du président, qualifiées de dangereuses. Ils s’inquiètent de la sécurité personnelle de Ousainu Darboe et déplorent que le président semble prendre les critiques de l’opposition de manière personnelle. Ils rappellent que leur père, en tant que leader de l’opposition, travaille à renforcer la démocratie et à promouvoir une bonne gouvernance en demandant des comptes au gouvernement.
En réponse, un conseiller présidentiel a tenté de minimiser l’incident en affirmant que les propos de Barrow étaient simplement une plaisanterie. Cependant, la famille de Darboe a averti que le président pourrait être tenu responsable si quelque chose devait arriver au leader de l’UDP.



