La justice sénégalaise rend chaque année un nombre important de décisions, malgré des effectifs d’appui jugés insuffisants. En moyenne, les juridictions produisent 143 000 décisions par an, selon l’Inspecteur général de l’administration de la justice, Cheikh Tidiane Lam.
L’information a été donnée lors d’un séminaire consacré au contrôle des juridictions.
Seulement 16 archivistes pour plus de 60 juridictions
Au-delà du volume de décisions, la question des archives constitue également un enjeu important. Le Sénégal compte actuellement 16 archivistes pour plus d’une soixantaine de juridictions.
Cheikh Tidiane Lam a rappelé le rôle essentiel des archives judiciaires. Elles permettent notamment de conserver des documents d’état civil et de délivrer certains actes plusieurs années après leur établissement.
Selon lui, une mauvaise conservation de ces documents peut entraîner d’importantes difficultés pour les citoyens.
La dématérialisation au cœur des recommandations
L’Inspecteur général de l’administration de la justice a également plaidé pour la poursuite de la dématérialisation des procédures judiciaires.
Il recommande toutefois de maintenir les documents physiques durant la période de transition. Cette précaution permettrait de garantir la continuité du service en cas de panne ou de problème informatique.
Identifier les blocages du système judiciaire
Représentant le ministre de la Justice, le Directeur des services judiciaires, Amadou Tidiane Sy, a souligné l’importance du renforcement des contrôles dans les juridictions.
Les visites de terrain et l’analyse des rapports des structures de contrôle ont déjà permis d’identifier plusieurs dysfonctionnements.
Les participants au séminaire sont ainsi invités à identifier les principaux « goulots d’étranglement » du système judiciaire et à proposer des mesures pour améliorer l’efficacité du service public de la justice.
Le ministère prévoit ensuite de transformer les recommandations jugées pertinentes en instructions et d’assurer le suivi de leur mise en œuvre.



