En 2010, Singapour écrivait la première page de l’histoire des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Après Singapour, Nankin en 2014 et Buenos Aires en 2018, c’est au tour de Dakar d’ouvrir un nouveau chapitre. Du 31 octobre au 13 novembre 2026, le Sénégal accueillera près de 2 700 jeunes athlètes, venus du monde entier, pour la première édition d’un événement olympique jamais organisé sur le sol africain. Ce ne sont donc pas seulement des compétitions sportives qui arrivent au Sénégal : c’est une page de l’histoire olympique qui s’écrit sur notre continent.
Et pour recevoir le monde, le Sénégal s’est préparé. Dakar, Diamniadio et Saly seront les trois pôles de compétition, avec huit sites mobilisés. Le complexe Iba Mar Diop accueillera notamment l’athlétisme, le taekwondo, le futsal et le rugby à 7 ; la Tour de l’Œuf recevra la natation, le basketball 3×3, le breaking, le skateboard et le baseball5 ; Dakar Arena, le Stade Abdoulaye Wade, le Centre des Expositions de Dakar et les installations de Saly compléteront le dispositif. Piscine olympique, piste d’athlétisme, terrains multisports, espaces de plage et sites adaptés aux différentes disciplines : toute cette infrastructure constitue une vitrine de la capacité du Sénégal à organiser un rendez-vous international de cette dimension.
Mais le véritable enjeu de Dakar 2026 dépasse largement les stades et les médailles. Pendant deux semaines, le monde va regarder le Sénégal. Et ce regard doit être l’occasion de montrer notre culture, notre histoire, notre hospitalité, notre musique, notre artisanat, notre gastronomie, nos langues, nos traditions et notre créativité. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse associent justement le sport à la culture, à l’éducation et aux échanges entre jeunes. Dakar 2026 doit donc être une immense vitrine de nos richesses immatérielles, mais aussi une école du monde pour notre propre jeunesse.
Car lorsqu’un jeune Sénégalais rencontrera un athlète venu d’Asie, d’Europe, d’Amérique ou d’ailleurs en Afrique, il ne rencontrera pas seulement un concurrent : il découvrira une autre histoire, une autre langue, une autre manière de penser et de vivre. Ce brassage peut laisser des amitiés, des réseaux, des expériences et une ouverture sur le monde qui dépasseront largement la durée des Jeux. Et si le Sénégal réussit ce rendez-vous, l’image projetée sera considérable : celle d’un pays capable d’accueillir, d’organiser, d’innover et de faire rayonner son identité. Une telle visibilité internationale peut aussi contribuer à renforcer son attractivité touristique, économique et, plus largement, sa réputation auprès de partenaires et d’investisseurs.
Alors, Sénégalais, faisons de Dakar 2026 l’affaire de toute une nation. Aux jeunes surtout, de se mobiliser, de participer, d’accueillir et de faire découvrir le meilleur de notre pays. Aux uns et aux autres, mettons momentanément de côté nos différences, nos appartenances politiques, nos clivages et nos querelles. Pendant ces Jeux, une seule identité doit nous rassembler : Sénégalais. Parce que lorsque le monde viendra à Dakar, il ne verra pas nos divisions : il verra le Sénégal. Et ce Sénégal, c’est à nous tous de le représenter.
Cheikhouna Bamba Lô
Média 28



