Les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis connaissent un nouveau regain. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’avoir influencé l’administration américaine pour l’entraîner dans une guerre contre Téhéran.
Dans un message publié sur X, le chef de la diplomatie iranienne affirme que Netanyahu se vanterait, lorsqu’il s’exprime en hébreu, d’avoir manipulé les responsables américains afin de les pousser à intervenir militairement contre l’Iran.
« Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d’avoir manipulé l’administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l’Iran au nom d’Israël », a déclaré Abbas Araghchi.
Le ministre iranien affirme également que le Premier ministre israélien aurait évoqué son influence sur l’opinion et les responsables américains grâce à ses nombreuses interventions dans les médias aux États-Unis. À l’inverse, lorsqu’il s’exprime en anglais, Netanyahu mettrait en avant le leadership du président américain, dénonce-t-il.
Abbas Araghchi est allé jusqu’à qualifier le dirigeant israélien de « serpent ».
Un conflit qui a déjà fait des milliers de morts
Cette nouvelle passe d’armes intervient dans un contexte de fortes tensions entre les trois pays. Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé une attaque conjointe contre l’Iran, déclenchant une nouvelle phase du conflit au Moyen-Orient.
Au premier jour des hostilités, les frappes israélo-américaines ont notamment tué le guide suprême iranien ainsi que plusieurs hauts responsables militaires. Téhéran avait riposté en lançant des attaques contre Israël et contre des pays du Golfe alliés de Washington.
Un cessez-le-feu conclu en avril avait mis fin à près de quarante jours de bombardements intensifs. Un protocole d’accord destiné à mettre définitivement fin au conflit avait ensuite été conclu en juin.
Mais l’accalmie n’aura pas duré. La reprise des hostilités en juillet a fait voler l’accord en éclats, tandis que les négociations sont depuis au point mort.
Washington mise désormais sur la pression économique
Alors que la voie militaire semble céder progressivement la place à une autre stratégie, les États-Unis affichent leur volonté d’accentuer la pression économique sur Téhéran.
Pour autant, la situation reste particulièrement fragile. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’Iran et les États-Unis ont de nouveau échangé des frappes, mettant fin à un mois d’accalmie et ravivant les craintes d’une nouvelle escalade régionale.



