Dans la nuit de ce lundi, aux alentours de 4 heures du matin, la maison de Khalifa Sall, leader du parti Taxawu Sénégal, a été la proie des flammes, ce dégât aurait été fait par les militants d’Abass Fall. Cet incident regrettable a provoqué une onde de choc dans le paysage politique sénégalais.
Les dégâts sont considérables : les vitres de la maison ont été brisées, et divers documents ainsi que des t-shirts de campagne ont pris feu.
Ce matin, lors d’une déclaration de presse tenue au siège de taxawu Sénégal à Sacré-Cœur, Khalifa Sall est apparu visiblement affecté. Dans un discours empreint d’angoisse, il a présenté des excuses aux Sénégalais, affirmant : « J’ai fait le tour de chaque maison pour voir chaque chef de famille et chaque membre de famille pour présenter nos excuses, parce que ma maison est un siège politique. Nous n’aurions pas souhaité leur imposer cette douloureuse situation ».
Khalifa Sall a ensuite interpélé l’État, soulignant que ce dernier porte une part de responsabilité dans le climat de violence qui prévaut. « C’est l’État qui est interpellé. Il doit faire en sorte que les gens puissent aller aux élections dans la quiétude et dans la sérénité », a-t-il déclaré, mettant en garde contre le laisser-faire qui pourrait inciter à des actes de vengeance. Il a suggéré que cette situation pourrait être le résultat d’un calcul politique visant à empêcher les citoyens de voter dans des conditions paisibles et sécurisées.
Dans son discours, le leader de Taxawu Sénégal a également annoncé qu’une plainte serait déposée et a insisté auprès des autorités pour qu’elles prennent leurs responsabilités : « Que cela soit clair pour tout le monde », a-t-il précisé.
En fin, Khalifa Sall a appelé tous les Sénégalais à faire preuve de responsabilité et de sérénité. « Les élections doivent être un débat d’idées, des échanges ; la violence n’y a pas sa place », a-t-il souligné, encourageant ainsi un dialogue pacifique à l’approche des prochaines élections.
Cet incident met en lumière les tensions croissantes dans le climat politique sénégalais, et il reste à voir comment les autorités répondront à cette crise.
Souleymane koné/Le monde 221



