Le Premier ministre Ousmane Sonko a mis en avant, lors du Conseil des ministres, l’urgence de doter le Sénégal d’une Imprimerie nationale à la fois moderne et performante. Cette initiative s’inscrit dans une logique de renforcement de la gouvernance, de la souveraineté nationale et de la sécurisation des documents officiels, tout en contribuant à une meilleure maîtrise des dépenses publiques et à la modernisation de l’administration.
Évoquant la situation actuelle de l’institution, placée sous l’autorité du Secrétariat général du gouvernement, il a reconnu la qualité des ressources humaines ainsi que la diversité des équipements disponibles, acquis grâce aux efforts de l’État. Toutefois, il a regretté que les résultats restent en deçà des attentes, en raison notamment d’un cadre juridique inadapté et de capacités de production insuffisantes.
Le chef du gouvernement a par ailleurs salué les avancées réalisées dans le domaine du numérique, en particulier avec l’application « Fatou », qui accompagne la dématérialisation du Journal officiel, rendue possible par la loi adoptée en 2021 sur la publication électronique des textes.
Malgré ces progrès, il estime que le champ d’action de l’Imprimerie nationale demeure trop restreint, se limitant principalement à la publication de textes législatifs et réglementaires, ce qui en réduit l’efficacité et l’impact.
Pour y remédier, Ousmane Sonko préconise une réforme en profondeur, fondée sur un nouveau mode de gouvernance, un modèle économique innovant et la mise en place de partenariats stratégiques afin de renforcer les capacités techniques et technologiques.
Il a enfin insisté sur la nécessité de diminuer progressivement les coûts liés à l’externalisation et de mettre en œuvre un vaste programme de digitalisation. L’ambition est claire : faire de l’Imprimerie nationale un outil performant, capable de répondre aux exigences actuelles en matière de production, de sécurité des documents et de transformation numérique.



