L’ancien juge Ibrahima Hamidou Dème exprime de vives inquiétudes concernant la promesse d’une justice indépendante, faite par le nouveau régime sénégalais. Selon lui, les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane, menaçant les magistrats de sanctions en cas de clémence envers les opposants, semblent avoir porté leurs fruits. Ses remarques interviennent juste après la condamnation de l’ex-président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY), Moustapha Diakhaté.
Dème déplore la persistance d’une justice à deux vitesses au Sénégal, soulignant l’absence de réactivité de la part des magistrats, et notamment de l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS), face aux atteintes répétées à l’indépendance de la justice. Sur le réseau social X, il a dénoncé « le silence assourdissant » observé par l’UMS, malgré les multiples pressions exercées sur le système judiciaire ces derniers mois.
Ancien membre du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), Dème insiste sur l’urgence de redorer l’image de la justice et des magistrats afin de restaurer la confiance des citoyens dans le système judiciaire. Il souligne que pour que l’institution continue à jouer son rôle crucial de régulateur de la société, il est impératif de garantir son indépendance et son impartialité.



