Le journaliste-communicant Idrissa Benjamin Sané, membre du parti Kiiray à Ziguinchor, a réagi aux propos d’Amadou Ba sur la hausse des prix du carburant. Il dénonce une instrumentalisation politique du débat et estime que l’ajustement des prix répond avant tout à des contraintes économiques et internationales.
Dans sa déclaration, Idrissa Benjamin Sané rejette l’idée selon laquelle une politique souverainiste aurait permis d’éviter la hausse. Il rappelle qu’une augmentation du prix du carburant avait déjà été évoquée sous le gouvernement d’Ousmane Sonko, citant notamment les propos de Mouhamadou Bamba Cissé, ancien ministre de l’Intérieur.
Pour le journaliste, attribuer la hausse actuelle aux exigences du Fonds monétaire international (FMI) relève de la « démagogie pastefienne ». Il estime que les évolutions du marché international des hydrocarbures doivent également être prises en compte, notamment dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient.
Idrissa Benjamin Sané s’en prend par ailleurs directement à Amadou Ba, qu’il qualifie d’« intermittent du spectacle », lui reprochant des déclarations qu’il juge sans fondement. Selon lui, même une éventuelle nationalisation des puits de pétrole ne permettrait pas au Sénégal d’échapper totalement aux fluctuations des cours mondiaux.
L’alerte sur le pouvoir d’achat
Au-delà de la polémique politique, le membre de Kiiray appelle à une vigilance accrue face aux conséquences de la hausse sur les consommateurs. Il redoute notamment que certains commerçants et transporteurs profitent de la situation pour augmenter davantage les prix des produits et des services.
Il met ainsi en garde contre un effet domino qui pourrait entraîner une nouvelle hausse du coût des denrées alimentaires et du transport et, par conséquent, accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des ménages.
Les contrats miniers au cœur des critiques
Idrissa Benjamin Sané revient également sur la question des contrats miniers. Il reproche à Ousmane Sonko de ne pas avoir réussi, selon lui, à renégocier ces accords durant les deux années de son exercice du pouvoir.
Il considère que cette situation montre que les contrats concernés disposent d’une certaine solidité juridique et ne peuvent être remis en cause aussi facilement. Il estime que l’ancien gouvernement aurait soit manqué de moyens pour les renégocier, soit reconnu leur caractère juridiquement contraignant.
Enfin, le journaliste-communicant réaffirme son soutien au président Bassirou Diomaye Faye. Il présente le chef de l’État comme un dirigeant attaché aux intérêts du peuple sénégalais et déterminé à poursuivre sa politique malgré les critiques et les pressions extérieures.
Une sortie qui intervient dans un contexte de débat intense autour de la hausse des prix du carburant et de ses conséquences sur le quotidien des Sénégalais.



