La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a interdit, avec effet immédiat, la diffusion de France 24 sur l’ensemble du territoire national, ce jeudi 17 septembre 2026. Cette décision intervient après une polémique liée à la qualification du président Mamadi Doumbouya de « président putschiste » par un présentateur de la chaîne.
La veille, le régulateur guinéen avait déjà adressé une protestation formelle à France 24, reprochant à la chaîne l’utilisation de ce qualificatif. France 24 avait de son côté reconnu une erreur et annoncé son intention de présenter ses excuses ainsi que de rectifier ses propos à l’antenne.
La HAC maintient sa décision
Selon la HAC, la décision d’interdiction est notamment motivée par le « maintien des propos incriminés ». L’autorité a également demandé à France 24 d’effectuer les rectifications nécessaires sur l’ensemble de ses supports numériques.
L’extrait concerné était encore accessible sur le site de la chaîne jeudi matin, selon les informations rapportées par plusieurs médias.
Une nouvelle restriction pour France 24
Cette décision intervient alors que France 24 fait déjà l’objet de restrictions dans plusieurs pays africains. La chaîne est notamment interdite au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Elle n’émet également plus au Togo, où sa diffusion avait été suspendue en 2025.
En Guinée, la HAC a par ailleurs retiré, mercredi 16 septembre, l’accréditation du correspondant de Jeune Afrique, invoquant des « manquements professionnels ». Les raisons précises de cette décision n’ont toutefois pas été détaillées.
La décision concernant France 24 marque ainsi une nouvelle étape dans les tensions entre les autorités guinéennes et certains médias internationaux.



