Suite à la publication des « véritables chiffres » de la dette publique par le gouvernement sénégalais, le Mouvement national des cadres patriotes (Moncap) a réagi en suggérant des solutions pour réduire cette dette. Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 2 octobre, le vice-coordonnateur du Moncap, Babo Amadou Ba, a salué la transparence et la volonté du président de la République de collaborer avec les partenaires financiers sur des bases solides. Il a également recommandé la mise en place d’une stratégie de gestion de la dette à moyen terme, tout en encourageant le recours plus limité aux dettes non concessionnelles.
Une stratégie pour renforcer les ressources internes
Concernant le déficit public, Moncap propose de renforcer la mobilisation des recettes grâce à une stratégie à moyen terme qui permettrait d’augmenter les ressources internes du pays. Le mouvement plaide également pour une transformation systémique de l’économie sénégalaise, axée sur un développement endogène. Cette transformation viserait à rendre l’économie plus compétitive, en s’appuyant notamment sur une plus grande implication du secteur privé national.
Vers une rupture économique et un climat des affaires favorable
Moncap a salué l’intervention du Premier ministre Ousmane Sonko et de son gouvernement, affirmant que cet exercice de transparence marque une rupture nécessaire. Selon le mouvement, cette démarche rassure non seulement les Sénégalais, mais également les institutions publiques et les partenaires financiers, tout en contribuant à protéger l’économie nationale et à instaurer un climat des affaires favorable.
Les véritables chiffres de la dette publique
Pour rappel, lors de la conférence de presse gouvernementale, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a révélé que la dette publique du Sénégal entre 2019 et 2023 avait été largement sous-estimée. Alors qu’elle avait été annoncée à 65 % du PIB en moyenne, elle a en réalité atteint 76,3 % du PIB, en raison de déficits publics plus élevés que ceux annoncés par le précédent gouvernement (10,4 % du PIB au lieu de 5,5 %).
Ces nouvelles données appellent à une gestion rigoureuse de la dette et à une mobilisation accrue des ressources internes pour garantir la stabilité économique du pays.



