Le Sénégal cherche près de 348 milliards de francs CFA pour financer trois segments de son futur réseau national de gazoducs. Présentés aux investisseurs lors de l’Africa Energy Week, au Cap, en Afrique du Sud, ces projets doivent contribuer à valoriser les ressources gazières nationales. Les travaux sont annoncés pour 2027, avec une mise en service prévue en 2029.
Trois segments pour renforcer le réseau gazier
Le programme repose sur trois tronçons prioritaires. Le segment Vert, estimé à plus de 144 milliards de francs CFA, s’étendra sur 110 kilomètres. Il permettra d’acheminer le gaz excédentaire du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) vers les autres branches du réseau.
Le segment Bleu nécessitera un investissement de 118,07 milliards de francs CFA pour une longueur de 100 kilomètres. Il doit assurer l’approvisionnement de six centrales électriques et de six sites industriels.
Quant au segment Orange, il est évalué à 85,27 milliards de francs CFA sur 45 kilomètres. Il desservira six industries et une centrale électrique.
Une enveloppe de 16,40 milliards de francs CFA est également prévue pour indemniser les personnes affectées par les travaux.
Un réseau de 650 milliards FCFA à terme
Ces trois segments s’inscrivent dans un projet plus vaste portant sur près de 400 kilomètres de gazoducs, répartis en cinq tronçons. Le coût global de cette infrastructure est estimé à 650 milliards de francs CFA.
Le réseau doit relier les principales sources de production gazière du Sénégal, notamment Grand Tortue Ahmeyim, Yakaar-Teranga et Sangomar, aux centrales électriques et aux unités industrielles.
Présentant les projets aux investisseurs, le directeur général du Réseau gazier du Sénégal (RGS), Pape Momar Lô, a mis en avant les besoins de financement nécessaires à la réalisation de cette infrastructure.
Réduire les coûts de l’énergie
À travers ce réseau, le Sénégal ambitionne de mieux valoriser son gaz sur le marché intérieur. L’objectif est notamment de réduire le recours aux combustibles importés pour produire de l’électricité et de proposer une énergie plus compétitive aux industriels.
Cette infrastructure constitue ainsi un levier potentiel pour renforcer l’indépendance énergétique du pays et améliorer la maîtrise des coûts de production électrique. La mobilisation des financements demeure toutefois une étape déterminante pour respecter le calendrier annoncé.



