Le magistrat en chef gambien, Pa Modou Njie, traverse une période difficile après son arrestation le 3 décembre 2024. Accusé de trafic de drogue, abus de fonction, retrait illégal de biens saisis, fraude, abus de confiance et vol, il a comparu devant le tribunal de première instance de Bundung le 10 décembre.
Les accusations portent sur des faits qui se seraient déroulés entre août 2023 et novembre 2024, période durant laquelle Njie occupait le poste de magistrat en chef chargé des affaires de stupéfiants au tribunal de Bundung. Selon les procureurs, il est accusé d’avoir extrait des paquets de cocaïne stockés dans son bureau pour les vendre.
Lors de l’audience, Pa Modou Njie a nié les accusations portées contre lui. Son avocat a demandé une libération sous caution, mais le parquet s’y est fermement opposé. Selon l’accusation, le chauffeur de Njie, également impliqué dans l’affaire, est toujours en fuite, ce qui renforce le risque de fuite du prévenu. En conséquence, le ministère public a exhorté le tribunal à refuser la demande de caution.
Le tribunal, malgré l’opposition du parquet, a finalement accordé une libération sous caution à Njie, mais avec une saisie de son passeport pour éviter toute fuite. L’avocat du prévenu a critiqué la prolongation de la détention de son client, affirmant que cela violait ses droits constitutionnels.
Cette affaire continue de secouer le système judiciaire gambien, mettant en lumière des pratiques douteuses au sein des institutions judiciaires.



