Le passage de Pape Thiaw à la tête de l’équipe nationale du Sénégal a officiellement pris fin. À l’issue d’une réunion du Comité exécutif de la Fédération sénégalaise de football (FSF), tenue ce samedi à Dakar, le sélectionneur a été relevé de ses fonctions, moins de deux ans après sa nomination.
Une décision qui, sans surprise, intervient dans un contexte de fortes attentes et de critiques persistantes. Après le parcours jugé décevant des Lions lors de la Coupe du monde 2026, le COMEX s’était réuni en urgence pour évaluer les performances de la sélection nationale et examiner les nombreuses difficultés ayant marqué la campagne américaine. Déjà, plusieurs sources médiatiques laissaient entendre que l’avenir du technicien serait au centre des discussions.
Sur le plan sportif, si le Sénégal a atteint les huitièmes de finale, les prestations de l’équipe n’ont pas convaincu. Les Lions n’ont jamais réellement affiché « le visage d’une équipe capable de rivaliser avec les meilleures nations ». Les choix tactiques, la gestion de certains cadres et le manque de cohésion dans le jeu ont nourri les critiques tout au long de la compétition.
Mais au-delà des résultats, la participation au Mondial a également révélé des tensions internes. Des interrogations autour du contrat de Pape Thiaw, des dysfonctionnements organisationnels ainsi que des divergences entre responsables fédéraux ont contribué à perturber la préparation et le déroulement du tournoi. Autant de points qui ont été évoqués lors des échanges du COMEX.
Cette éviction met un terme à une aventure entamée en octobre 2024, lorsque Pape Thiaw avait été nommé sélectionneur intérimaire après le départ de Aliou Cissé. Fort d’un début prometteur, il avait ensuite été confirmé à son poste, menant les Lions à la qualification pour la Coupe du monde et à la conquête de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Un parcours qui avait fait de lui l’un des entraîneurs les plus en vue du football sénégalais.
Toutefois, la Coupe du monde 2026 aura rebattu les cartes. En l’espace de quelques semaines, celui qui incarnait à la fois la continuité et le renouveau s’est retrouvé fragilisé, jusqu’à perdre la confiance des dirigeants fédéraux.



