Deux anciens directeurs généraux du Fonds d’entretien routier autonome (FERA), Mamadou Faye et Pape Ibrahima Faye, ont été auditionnés par le collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Les investigations portent sur un prêt relais de 95 milliards de francs CFA lié au Programme spécial de désenclavement (PSD).
Selon les informations rapportées par la presse, les deux anciens responsables ont été entendus dans le cadre d’une procédure visant à éclaircir les opérations financières liées à ce financement.
Mamadou Faye aurait versé une caution de plus de 200 millions FCFA
Au cours de la procédure, Mamadou Faye aurait versé une caution supérieure à 200 millions de francs CFA pour éviter une détention.
Sa défense aurait présenté des justificatifs concernant les intérêts générés par des fonds placés sur un compte séquestre sous la forme d’un dépôt à terme (DAT). Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer les montants qu’il aurait éventuellement perçus au titre de ces intérêts.
Les investigations doivent permettre de clarifier les mouvements financiers et les responsabilités éventuelles dans ce dossier.
Pape Ibrahima Faye conteste les accusations
De son côté, Pape Ibrahima Faye rejette les accusations de détournement qui le visent. Ses avocats soutiennent que les entreprises sous-traitantes ont été intégralement payées et que les transactions peuvent être retracées.
Selon sa défense, le circuit de règlement aurait débuté à l’AGEROUTE, avant de passer par une entreprise britannique puis par le FERA, jusqu’au paiement effectué par la banque.
Les conseils de l’ancien directeur général contestent ainsi toute irrégularité dans les opérations financières. Ils affirment que les virements permettent de retracer les paiements destinés aux entreprises concernées.
La procédure judiciaire se poursuit
Le dossier concernant Pape Ibrahima Faye a été renvoyé après les vacances judiciaires, dans l’attente de la poursuite de la procédure.
L’enquête devra notamment établir les circonstances de gestion du prêt relais de 95 milliards de francs CFA, la destination des fonds et l’existence éventuelle d’irrégularités. À ce stade, les accusations rapportées ne constituent pas une déclaration de culpabilité.



