Les États-Unis ont annoncé vendredi des sanctions économiques contre deux ressortissants français et les associations qu’ils ont créées, les accusant d’avoir collecté des fonds sous couvert d’activités humanitaires avant de les transférer à un responsable du Hamas.
Selon l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), Faouzi Barika, lié à l’association Baraka, et Amel Oualid, de l’association « Ensemble C Mieux », auraient participé pendant plusieurs années à un dispositif de collecte de fonds au profit du mouvement palestinien.
Plus de deux millions de dollars évoqués
D’après les autorités américaines, les collectes auraient permis de réunir plus de deux millions de dollars entre 2020 et 2026. L’OFAC affirme qu’une partie des fonds aurait été transférée à Saleem al-Zaq, présenté comme un membre de la branche armée du Hamas et également visé par les sanctions.
Les autorités américaines estiment que 1,5 million de dollars auraient notamment été collectés après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
L’OFAC affirme également que Faouzi Barika et Amel Oualid auraient transféré plusieurs centaines de milliers de dollars en cryptomonnaies à Saleem al-Zaq.
Des sanctions aux conséquences financières
Basée en Gironde depuis 2023, l’association Baraka se présente comme une organisation humanitaire destinée à venir en aide aux civils de Gaza.
Les sanctions américaines prévoient le gel des éventuels avoirs détenus aux États-Unis par les personnes et organisations visées. Elles interdisent également aux entreprises et citoyens américains d’entretenir des relations financières avec les entités sanctionnées.



