Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son ambition spatiale. Invité par le président français Emmanuel Macron, le directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), Maram Kairé, représente le pays au premier « Sommet international sur l’espace », organisé les 9 et 10 septembre 2026 au Grand Palais, à Paris.
L’événement réunit près de 120 délégations étrangères et environ 2 000 participants issus des milieux politique, scientifique et industriel. Pour l’ASES et l’Ambassade de France à Dakar, cette invitation traduit la progression du Sénégal dans le secteur spatial au cours des dernières années.
Maram Kairé attendu sur deux panels
Le sommet aborde plusieurs enjeux stratégiques, notamment la sécurité spatiale, l’innovation, la compétitivité économique, la gouvernance et l’exploration.
Dans ce cadre, Maram Kairé intervient dans deux panels de haut niveau. Le premier est consacré à l’initiative Global Alliance for Oceans. Le second, prévu jeudi, porte spécifiquement sur les enjeux spatiaux liés à l’Afrique.
Cette présence témoigne de la volonté de Dakar de renforcer sa participation aux discussions internationales sur l’avenir du secteur spatial.
Une ambition portée par plusieurs projets
Le Sénégal s’appuie notamment sur le lancement, en août 2024, de son premier satellite national, GaindeSat-1A.
Le pays a également rejoint l’Alliance Space4Ocean et travaille sur plusieurs projets structurants, dont la « Space Valley » et la construction d’un premier observatoire astronomique national.
Ces initiatives doivent contribuer à développer les compétences locales et à renforcer l’utilisation des technologies spatiales dans différents secteurs.
Dakar et Paris renforcent leur coopération
La participation du Sénégal à ce sommet s’inscrit aussi dans le cadre de la coopération spatiale entre Dakar et Paris.
Le 20 juin 2025, en marge du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, l’ASES et le Centre national d’études spatiales (CNES) avaient signé un partenariat stratégique.
L’accord porte notamment sur le renforcement des capacités et l’utilisation de l’observation de la Terre pour des domaines comme l’agriculture et la gestion des risques de catastrophes.
À travers cette présence au sommet de Paris, le Sénégal entend désormais jouer un rôle plus important dans les discussions internationales sur l’accès à l’espace, les données satellitaires et la sécurité spatiale.
Pour Dakar, l’enjeu est aussi de consolider sa souveraineté technologique et de multiplier les partenariats scientifiques et industriels dans un secteur devenu stratégique.



