Samedi 10 novembre, après plusieurs jours de décompte des voix, Donald Trump a été déclaré vainqueur en Arizona, un État crucial qui avait basculé en faveur de Joe Biden lors de l’élection de 2020. Cette victoire, saluée par plusieurs chaînes américaines dont CNN et NBC, confirme la victoire nette du milliardaire républicain, qui a désormais triomphé dans tous les États-clés du scrutin présidentiel.
Avec cette dernière avancée, Trump a réussi à conquérir l’Arizona, un État traditionnellement républicain mais qui avait fait basculer la balance en 2020. Il a d’ores et déjà remporté les six autres États décisifs : Géorgie, Caroline du Nord, Pennsylvanie, Wisconsin, Michigan et Nevada. Ces victoires consolidées dans les États clés offrent à Trump une large majorité électorale, l’assurant désormais de la victoire dans la course à la Maison Blanche.
Avec l’attribution des 11 grands électeurs de l’Arizona, Trump ne se contente pas de cette victoire : il est également sur le point de remporter le vote populaire face à Kamala Harris, ce qui marquerait un exploit inédit pour un président républicain en deux décennies. Ce résultat met en échec les prédictions des sondeurs, qui tablaient sur un retournement en faveur de Harris.
Une victoire qui renforce également la position des républicains au Congrès. Le Sénat est désormais sous contrôle républicain, et le Parti républicain conserve une bonne chance de maintenir sa majorité à la Chambre des représentants.
Un échec cuisant pour Joe Biden et Kamala Harris
Le revers infligé à Kamala Harris, qui a mené la campagne démocrate, constitue une humiliation politique majeure pour Joe Biden, qui aurait pu se retirer plus tôt de la course. Après des mois de campagne morose et une pression croissante sur son âge (81 ans), Biden avait cédé la place à sa vice-présidente en juillet. Cette décision a été fortement critiquée au sein de son propre camp, certains estimant que son soutien inconditionnel à Harris avait bloqué l’émergence d’autres candidatures.
Dans un entretien accordé au New York Times, l’ex-présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a suggéré que l’abandon prématuré de Biden pourrait avoir permis à d’autres démocrates de se positionner, rendant la course plus compétitive. Néanmoins, Pelosi a salué l’engouement populaire suscité par la vice-présidente pendant la campagne.
Quant à Kamala Harris, malgré une campagne vigoureuse, elle n’a pas réussi à convaincre les électeurs, notamment sur les enjeux économiques et sécuritaires. Après sa défaite, elle a affirmé son intention de « participer » à l’avenir de la politique américaine en collaborant avec Trump dans un esprit de transition apaisée.
Un changement de ton pour le transfert de pouvoir
La situation contraste avec 2020, lorsque Donald Trump avait refusé de reconnaître sa défaite face à Joe Biden, boycottant même la cérémonie d’investiture du nouveau président. Cette fois, Biden a assuré qu’il faciliterait un transfert de pouvoir calme et ordonné, espérant « apaiser les tensions » dans un pays profondément divisé.
Le gouvernement Trump 2 : Des premières annonces de nominations
Le futur gouvernement de Donald Trump commence à se dessiner. Jeudi, Trump a annoncé sa première nomination majeure : Susie Wiles, architecte de sa campagne, deviendra sa cheffe de cabinet, un poste stratégique et historique, puisqu’il n’avait jamais été occupé par une femme auparavant.
Dans les semaines à venir, d’autres noms devraient être révélés. Parmi les possibles choix : Robert F. Kennedy Jr., neveu du président assassiné et ancien candidat indépendant, qui pourrait être chargé de questions de santé publique, et Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, qui pourrait jouer un rôle clé dans la réorganisation de l’administration fédérale, après avoir soutenu activement Trump pendant la campagne.
En revanche, Trump a déclaré sur son réseau social Truth Social qu’il ne ferait pas appel à son ancien secrétaire d’État, Mike Pompeo, ni à l’ex-ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, qui a quitté l’administration pour se présenter comme rivale de Trump lors des primaires républicaines.
Des promesses fortes pour les Américains
Lors de sa campagne, Donald Trump a promis de mettre en œuvre des baisses d’impôts et de taxes douanières pour stimuler l’économie américaine. Il a également évoqué des expulsions « massives » de migrants en situation irrégulière, inscrivant la question de l’immigration comme une priorité majeure de son retour à la Maison Blanche.
Ce retour triomphal marque le début d’un nouveau chapitre de l’histoire politique des États-Unis, avec un Donald Trump prêt à reprendre les rênes du pays après quatre ans d’absence et à redéfinir l’agenda politique et économique de la nation.



