À une semaine de sa victoire à l’élection présidentielle américaine, Donald Trump poursuit la présentation de son équipe gouvernementale, une équipe de fidèles aux profils marqués par une approche combative, notamment face à la Chine et à l’Iran. Le républicain, qui s’apprête à prendre ses fonctions le 20 janvier prochain, nomme des personnalités de confiance à des postes stratégiques, tout en se préparant à une rencontre capitale avec Joe Biden à la Maison Blanche mercredi.
Marco Rubio pressenti pour le poste de secrétaire d’État
Après avoir désigné trois de ses proches pour des postes à l’ONU, à l’Environnement et à l’Immigration, Donald Trump devrait annoncer la nomination de Marco Rubio, sénateur de Floride et figure influente du parti républicain, au poste de secrétaire d’État. Âgé de 53 ans, Rubio est connu pour son approche fermement anti-chinoise et ses prises de position dures sur l’Iran. Ancien co-président de la commission du Renseignement au Sénat, il est perçu comme un défenseur de la ligne dure en matière de politique étrangère.
Si Trump et Rubio ne partagent pas toujours une relation idyllique — le sénateur de Floride ayant été un de ses rivaux lors des primaires républicaines de 2016 — leurs différends semblent désormais derrière eux. Rubio avait notamment ridiculisé Trump à l’époque en se moquant de la taille de ses mains et de son teint, mais ces tensions semblent aujourd’hui oubliées. Sa nomination pourrait cependant raviver les inquiétudes en Ukraine, où il a récemment exprimé son souhait de mettre un terme à la guerre, la qualifiant d' »impasse ».
Michael Waltz, un autre « faucon » pour la sécurité nationale
Un autre proche de Trump, Michael Waltz, est pressenti pour devenir le conseiller à la sécurité nationale. Représentant républicain de la Floride, Waltz est un défenseur convaincu de la politique étrangère musclée et un autre partisan de la fin des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. Ensemble, Rubio et Waltz pourraient devenir les architectes de la politique extérieure de Trump, même si ce dernier a jusqu’à présent esquivé de préciser comment il entendrait concrètement mettre fin à ces guerres.
Kristi Noem, une gouverneure fidèle à la sécurité intérieure
Sur le plan intérieur, Donald Trump a également l’intention de nommer Kristi Noem, gouverneure du Dakota du Sud, au poste stratégique de secrétaire à la Sécurité intérieure, chargé des douanes et des gardes-frontières. Bien que Noem ait été citée comme une possible colistière de Trump pour sa troisième campagne, sa nomination à ce poste de premier plan semble confirmer sa place de fidèle au sein de l’administration Trump.
Cependant, la gouverneure, au tempérament affirmé, a fait l’objet d’une controverse en avril dernier, lorsqu’elle a révélé avoir tué par balle sa chienne, la qualifiant d' »indomptable ». Cette révélation avait provoqué un déferlement de critiques, notamment sur les réseaux sociaux, où les chiens occupent une place particulière dans la culture familiale américaine.
Rencontre cruciale entre Trump et Biden
En parallèle de ses nominations, Donald Trump se rendra à Washington mercredi pour une rencontre très attendue avec le président sortant, Joe Biden. Ce dernier a promis un transfert « pacifique et ordonné » du pouvoir à son successeur républicain. Trump, dont l’investiture est prévue pour le 20 janvier, devra également rencontrer les dirigeants républicains du Congrès.
Le 47e président des États-Unis devrait disposer d’une solide majorité au Sénat, tandis que la Chambre des représentants devrait rester sous le contrôle des républicains, selon les résultats toujours en cours de comptage. À la Chambre, Mike Johnson, républicain de Louisiane, devrait continuer à présider, saluant un « nouveau jour pour l’Amérique ». La direction du Sénat, quant à elle, sera l’objet d’une élection à huis clos parmi les républicains, et Elon Musk, un soutien important de Trump durant la campagne, a jeté son poids derrière la candidature du sénateur floridien Rick Scott.
Ainsi, bien que le processus de transition vers l’administration Trump soit encore en cours, le républicain semble déterminé à entourer son futur gouvernement de figures prêtes à défendre une ligne dure sur le plan international, tout en mettant l’accent sur une politique intérieure résolument conservatrice.



