Le Premier ministre Ousmane Sonko a rendu, mardi, un vibrant hommage à un agent de la Police nationale, connu sous le surnom d’« Adjudant Amoul Yaakaar », célèbre pour son refus strict de toute forme de corruption dans la régulation de la circulation routière.
En visite à la Direction générale de la Police nationale, le chef du gouvernement a salué l’engagement et l’exemplarité de ce policier devenu une figure emblématique auprès des usagers de la route. « Parmi ceux qui ont fait des présentations, il y a quelqu’un de très connu dans ce pays, surnommé “Adjudant Amoul Yaakaar”. Pour ma part, je préfère l’appeler “Adjudant Amna Yaakaar” », a-t-il déclaré, jouant sur les mots pour mettre en avant l’espoir et la confiance que suscite son comportement.
Ousmane Sonko a affirmé sa volonté de soutenir cet agent « dans ce qu’il dit et dans ce qu’il fait » dans la lutte contre la corruption. Il a rappelé que le surnom « Amoul Yaakaar », qui signifie « pas d’espoir », lui a été attribué par les automobilistes en raison de son intransigeance : « lorsqu’on est en infraction face à lui, aucune négociation n’est possible ».
Le Premier ministre a, par ailleurs, qualifié la corruption de « facteur majeur de sous-développement » qu’il convient de combattre « sous toutes ses formes ». « Du milliard remis discrètement à un président, un Premier ministre, un ministre ou un directeur général, jusqu’au million versé aux impôts ou à la douane, et même aux mille francs donnés sur la route, tout relève de la même logique », a-t-il martelé.
Selon lui, ces ressources indûment détournées auraient pu être utilisées pour financer des infrastructures essentielles, telles que la construction d’hôpitaux, d’écoles ou l’extension du réseau électrique dans les zones les plus enclavées.
Ousmane Sonko a également alerté sur les conséquences humaines de la corruption routière, soulignant qu’un acte de complaisance de la part d’un agent de la circulation peut, à terme, être à l’origine d’accidents mortels. Il a, à cet effet, réitéré ses félicitations à l’adjudant pour sa rigueur et son sens du devoir.
« Nous devons tous faire front contre la corruption », a conclu le chef du gouvernement, appelant les citoyens comme les agents de l’État à faire preuve de responsabilité, d’intégrité et d’engagement.



