Le Conseil Sénégalais des Chargeurs (COSEC) veut donner un nouvel élan au corridor Dakar–Bissau. L’institution a ouvert ce jeudi un séminaire de trois jours consacré à la compétitivité de cet axe stratégique reliant le Sénégal à la Guinée-Bissau.
Placée sous le thème « Quelle mutualisation des synergies pour une parfaite compétitivité du corridor Dakar–Bissau ? », la rencontre réunit différents acteurs publics, privés et professionnels autour d’un objectif : établir un diagnostic commun et dégager une feuille de route opérationnelle pour améliorer la gouvernance, la fluidité des échanges et les performances logistiques du corridor.
Un axe stratégique pour l’intégration sous-régionale
Le corridor Dakar–Bissau constitue un important levier de coopération économique et commerciale entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.
Au-delà de sa dimension bilatérale, cet axe s’inscrit dans la dynamique régionale de facilitation des échanges portée notamment par la CEDEAO et participe aux efforts de renforcement de l’intégration économique en Afrique de l’Ouest.
Cette initiative s’inscrit également dans les orientations de la Vision Sénégal 2050, qui place la transformation structurelle de l’économie, l’intégration régionale et la compétitivité au cœur des priorités nationales.
Réduire les coûts et améliorer les délais
Malgré son potentiel, le corridor reste confronté à plusieurs contraintes opérationnelles. Celles-ci peuvent entraîner des retards dans l’acheminement des marchandises, augmenter les coûts supportés par les chargeurs, transporteurs et transitaires et limiter les opportunités offertes aux opérateurs économiques.
Face à ces défis, le séminaire entend identifier les principaux points de blocage et proposer des solutions concrètes pour rendre le corridor plus performant.
Cinq priorités au cœur des échanges
Durant ces trois jours de travaux, les participants devront notamment travailler autour de plusieurs axes :
- Établir un diagnostic partagé du fonctionnement, des performances et des contraintes du corridor ;
- Renforcer la coordination entre les acteurs publics, privés et professionnels ;
- Simplifier et harmoniser les procédures, notamment grâce à la digitalisation ;
- Mettre en place un cadre permanent de gouvernance du corridor ;
- Co-construire une feuille de route opérationnelle avec des actions concrètes et durables.
Vers une gouvernance plus efficace
La première journée a permis de poser les bases d’un diagnostic commun. Les prochaines sessions devront approfondir les pistes de solutions et déboucher sur des propositions susceptibles d’améliorer durablement la circulation des marchandises et la qualité des services proposés aux opérateurs économiques.
Pour le COSEC, l’enjeu est clair : faire des synergies entre les différents acteurs un véritable moteur de compétitivité du corridor Dakar–Bissau.
Plus de coordination, moins de contraintes et davantage de performance : l’objectif affiché est de faire du corridor Dakar–Bissau un axe plus fluide, plus compétitif et mieux intégré aux échanges sous-régionaux.



