Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé ce mercredi, à l’occasion du Conseil des ministres, à une importante vague de nominations au sein de plusieurs administrations, sociétés nationales et établissements publics. Ce mouvement touche des secteurs stratégiques tels que les mines, l’énergie, l’entrepreneuriat, les télécommunications, l’administration territoriale et l’action sociale.
Parmi les changements les plus marquants figure le remplacement d’Aïssatou Mbodji à la tête de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ). Elle cède son poste à Abdoulaye Niane, expert fiscal. À la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN Holding SA), Alioune Gueye est remplacé par l’ingénieur pétrolier Thierno Seydou Ly, tandis que Mamady Touré prend les rênes de la Société des Mines du Sénégal (SOMISEN), en remplacement de Ngagne Demba Touré.
Le chef de l’État a également nommé Abdourahmane Baldé à la direction générale de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), mettant ainsi fin au mandat de Toussaint Manga. D’autres postes clés ont été pourvus, notamment à la SONACOS, à l’ADEPME, à l’APROSI, au Haut Conseil du Dialogue social, aux Archives du Sénégal, ainsi que dans plusieurs ministères et gouvernorats.
Dans l’administration territoriale, Guédji Diouf quitte le gouvernorat de Tambacounda pour celui de Kaolack. Il est remplacé à Tambacounda par Abdourahmane Ndiaye. De nouvelles nominations concernent également les secrétariats généraux des ministères de la Communication et des Télécommunications, ainsi que plusieurs directions relevant de l’Enseignement supérieur, de la Culture, de l’Urbanisme et de la Famille.
Au-delà de leur dimension administrative, ces décisions suscitent de nombreuses analyses sur la scène politique. Plusieurs observateurs y voient une nouvelle étape dans la réorganisation de l’appareil d’État, dans un contexte marqué par des divergences entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko.
La nomination de certaines personnalités, notamment Abdourahmane Baldé à la LONASE, est également interprétée comme un signal en direction des territoires et un renforcement de l’ancrage politique du pouvoir à l’approche des prochaines échéances électorales, notamment les élections locales et, à plus long terme, la présidentielle de 2029.
Si la Présidence n’a fourni aucune explication sur les motivations de ces changements, cette série de nominations marque l’un des remaniements administratifs les plus significatifs de ces derniers mois, avec un renouvellement de plusieurs responsables à la tête d’institutions jugées stratégiques pour la mise en œuvre des politiques publiques.



