L’audience tenue récemment a captivé l’attention des spectateurs. Elle mettait en cause M. D. Badiane, une Sénégalaise de 34 ans, contre son amant français, P. M. Opaluche, âgé de 70 ans. L’affaire a éclaté après que l’accusée ait réagi violemment en apprenant que son compagnon ne souhaitait plus honorer sa promesse de mariage.
La relation entre le couple avait commencé en août 2024, lorsqu’ils s’étaient rencontrés dans un bar de Saly Portudal. Très rapidement, une demande en mariage avait été formulée, et la jeune femme s’était installée chez le retraité. Tout semblait bien se passer, jusqu’à ce que Badiane remarque un changement de comportement chez son fiancé. Opaluche cessa de lui offrir des cadeaux et manifesta des signes de désintérêt, allant jusqu’à lui demander de quitter les lieux, prétextant des « problèmes ».
Soupçonnant le vigile de son compagnon, S. Faye, de jouer un rôle dans cette décision, Badiane laissa éclater sa colère. Elle attendit que son amant et son employé soient absents pour s’introduire dans la maison, où elle brisa toutes les vitres des portes, vola des biens précieux et éparpilla les bagages. Dans un excès de rage, elle introduisit également une grande quantité de chanvre indien dans un pot de fleurs, avant de prévenir la gendarmerie de Popenguine, accusant le vigile d’être responsable de l’incident.
Les gendarmes intervinrent rapidement, arrêtant S. Faye pour possession de drogue, tandis que Badiane était également arrêtée pour des faits de dommages matériels, violences et voies de fait.
Jugée ce jeudi, Badiane a d’abord nié les faits, affirmant qu’elle s’était réfugiée dans les toilettes après une tentative de cambriolage. Toutefois, elle a ensuite admis « partiellement » les faits, expliquant que la séparation d’avec son amant était due à l’influence de Faye.
Le Procureur a requis l’application de la loi, et la partie civile réclame des réparations pour les vitres cassées. Le délibéré du jugement est prévu pour le 10 décembre prochain.



