Mesdames et Messieurs les journalistes, Chers compatriotes,
Distingués invités,
Au nom du Comité pour la Résistance Populaire, je vous remercie d’avoir répondu à notre invitation.
Si nous prenons la parole aujourd’hui, ce n’est ni par provocation, ni par calcul politique, encore moins par passion. Nous parlons par devoir citoyen.
Notre engagement concerne la situation de l’honorable député Farba NGOM, maire des Agnams, placé sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, pour des faits qualifiés de détournement de deniers publics.
Mais il est impossible de parler de ce dossier sans dire toute la vérité à l’opinion.
Dans cette affaire, ce n’est pas seulement un homme qui est poursuivi.
C’est une famille entière qui est frappée.
Les frères de l’honorable Farba NGOM, Ismaila NGOM, Birome NGOM et Demba NGOM, ont été successivement mis en cause, placés sous contrôle judiciaire, soumis à des mesures restrictives de liberté, entre mandat de dépôt et bracelet électronique.
Ses enfants sont également inquiétés.
Après avoir ordonné des expertises médicales réalisées par des professeurs assermentés, la Cour a été saisie de rapports clairs et concordants établissant que l’état de santé du détenu est incompatible avec la détention carcérale. Contre toute logique juridique et médicale, et en totale contradiction avec ses propres diligences, le juge a néanmoins rejeté à deux reprises les demandes de liberté provisoire fondées sur ces expertises.
Après de longs mois de détention, l’honorable Farba NGOM a été auditionné les 15 et 17 décembre 2025. À l’issue des auditions, le 7 janvier 2026, le juge compétent, statuant en toute indépendance et en son âme et conscience, a ordonné la levée du mandat de dépôt, au regard d’éléments déterminants qui ne pouvaient raisonnablement être ignorés :
- La solidité, la cohérence et la constance de l’argumentaire développé par l’honorable Farba Ngom ;
- Les explications claires et circonstanciées apportées par Monsieur Tahirou Sarr, présenté dans le dossier comme son prétendu « jumeau siamois » ;
- L’existence de contestations sérieuses et l’insuffisance manifeste des charges à ce stade de la procédure ;
- Le statut institutionnel de l’honorable Farba Ngom, député à l’Assemblée nationale et maire de la commune d’Agnam.
Un appel du procureur est venu maintenir, de façon arbitraire et incompréhensible, l’honorable Farba Ngom en détention. Dans ce même dossier, Monsieur Tahirou Sarr, présenté comme le principal acteur, la véritable pièce maîtresse de la procédure, et bénéficiaire des mêmes arguments de défense, a pourtant été remis en liberté. Une telle disparité de traitement interroge gravement le sens de l’équité, de la justice et de l’État de droit. Comment expliquer une telle différence de traitement entre deux personnes poursuivies pour les mêmes faits, dans le même dossier, alors que l’une d’elles est maintenue en détention malgré un état de santé reconnu comme incompatible avec l’incarcération ?
Plus préoccupant encore, alors que cette procédure n’a pas encore connu son issue, une nouvelle poursuite a été engagée contre l’honorable Farba NGOM, accompagnée d’une demande de levée de son immunité parlementaire, sur la base de faits exposés publiquement par Madame la ministre de la Justice.
Nous le disons clairement et sans détour : la justice se rend dans les prétoires, pas dans l’espace médiatique.
• Lorsque des décisions judiciaires sont neutralisées,
• Lorsque l’égalité devant la justice devient variable,
• Lorsque des familles entières sont entraînées dans des procédures à répétition, le silence n’est plus une option.
Nous tenons également à souligner que des autorités religieuses respectées, notamment Thierno Mohamadou Lamine LY de Doumga, Thierno Mohamadou Samassa de Matam et Thierno Mouhamadou Bassirou Camara de Ganguel, ont élevé des prières pour le Sénégal et appelé à un traitement strictement juridique de ce dossier, loin de tout acharnement sans fondement.
La 15e législature est aujourd’hui face à une épreuve de vérité.
Le 16 février, elle devra démontrer au peuple sénégalais, et à l’opinion internationale, que l’Assemblée nationale est indépendante et fidèle à la Constitution.
APPEL À MOBILISATION CITOYENNE
Face à cette situation, le Comité pour la Résistance Populaire, avec l’appui de chefs religieux et coutumiers, de leaders politique et de certains activistes, entre dans une nouvelle phase de mobilisation pour que le philanthrope du Fouta devenu une figure emblématique du Sénégal comme le témoigne les visites qu’il reçoit au pavillon spécial soit libéré.
Nous annonçons :
- L’organisation de marches pacifiques sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora ;
- La tenue de sit-in devant les lieux symboliques de la République ;
- Des actions symboliques fortes, visibles et non violentes. Nous ne demandons aucun privilège. Nous exigeons le droit.
POUR CLÔTURER NOUS DISONS
Quand la justice hésite, le peuple s’interroge. Quand le droit recule, la République vacille.
Quand l’injustice persiste, la résistance citoyenne devient une obligation historique.
Comité pour la Résistance Populaire



