L’imam Cheikh Tidiane Ndao et Bah Diakhaté ont été condamnés à une peine de trois mois de prison ferme, assortie d’une amende de 100 mille francs Cfa. Pour leur avocat, Me Adama Sall, cette décision judiciaire est qualifiée de « verdict cruel ». Selon lui, cette condamnation est particulièrement sévère car le délai pour faire appel risque de s’écouler avant même que l’appel ne soit examiné.
Cependant, ils ont été relaxés des accusations d’offense envers une personne exerçant les prérogatives du président de la République, en l’occurrence le Premier ministre Ousmane Sonko. Le tribunal a souligné l’absence de dualité au sommet de l’État, reconnaissant uniquement le président de la République et le Premier ministre, ce dernier ne pouvant pas exercer les fonctions présidentielles. Me Sall a commenté cette décision en soulignant que cela remet en question les prétentions d’Ousmane Sonko à être le mentor du chef de l’État.
Cependant, Me Sall s’interroge sur l’accusation de diffusion de fausses nouvelles retenue contre ses clients. Il affirme que les faits établis dans le dossier démontrent que Ousmane Sonko n’a pas été transparent sur son patrimoine, et que l’inspecteur des impôts Bassirou Diomaye Faye a été impliqué dans des activités spéculatives foncières, ce qui remet en question les valeurs qu’ils prétendent défendre.
Bah Diakhaté et l’imam Cheikh Tidiane Ndao ont été arrêtés par la Division des investigations criminelles (Dic) pour diffusion de fausses nouvelles et offense envers une personne exerçant tout ou une partie des prérogatives du président de la République. Bah Diakhaté aurait proféré des propos virulents à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko dans une vidéo, tandis que l’imam aurait tenu des propos controversés sur les Lgbtq+ à l’encontre du Premier ministre, suite au discours de Jean-Luc Mélenchon sur l’homosexualité à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.



